Encore un échec du Gouvernement !
A l'heure de la rentrée scolaire plus de la moitié des élèves de seconde commenceront l'année sans manuels. Le gouvernement avait pourtant été averti, à de nombreuses reprises, que l'élaboration et la distribution des ouvrages correspondant aux nouveaux programmes ne pourrait se faire dans de bonnes conditions. Il faut un an pour faire un manuel. Les programmes étaient prêts en mai.
Cet incroyable couac illustre de façon caricaturale les conditions dans lesquelles a été préparée la réforme du lycée par le ministre de l'éducation nationale, Luc Châtel.
La précipitation dans laquelle ont été élaborée les nouveaux programmes ? pourtant sujets de nombreuses controverses, que ce soit en SES ou en histoire géographie ? n'a pas permis de véritable concertation. Ces programmes, contrairement à l'usage et au bon sens, n'ont pas pu être expérimentés ni corrigés, et les enseignants, qui les ont découverts extrêmement tardivement, n'ont en tout état de cause pas été formés à leur mise en ?uvre. Cette hâte n'a aucune justification pédagogique : seuls le calendrier politique, la volonté de boucler une réforme avant les échéances de 2012 l'expliquent. Ce sont bien évidemment les élèves qui sont pénalisés à l'occasion de cette rentrée 2010-2011 tant du point de vue pédagogique que financier dénoncé par l'ensemble de la communauté des parents d'élèves. Les régions, d'ores et déjà asphyxiées financièrement, n'ont ni les moyens, ni le temps pour faire face à ces nouvelles dépenses : le coût de l'ensemble des manuels dépasse les 200 euros, et ce sont donc les familles qui paieront dans de nombreuses régions françaises. Luc Châtel prétend cyniquement que les autres aides (allocation de rentrée?) reçues par les familles couvriront ces coûts.
Luc Chatel, ministre de l’Éducation nationale, porte-parole du Gouvernement, note avec satisfaction les résultats de l'enquête menée par l'association "Familles de France" sur le coût de la rentrée scolaire.Comme chaque année, "Familles de France" a en effet réalisé en toute indépendance une enquête sur le coût de la rentrée scolaire, dont les résultats ont été dévoilés ce jour : après une année 2009 en forte baisse (-8,7 %), le coût de la rentrée 2010 s’est stabilisé par rapport à l'année passée. La très légère augmentation de 0,63 %, inférieure à l’inflation (1,7 % sur un an), est essentiellement due à une hausse du poste "vêtements". Le coût des fournitures scolaires a, quant à lui, baissé. Source du site du ministère de l'éduction Mais bien sur chacun voit bien que cette affirmation est absurde : ces aides, que touchent moins d'un tiers des élèves de seconde et qui servent d'ores et déjà à acheter les autres fournitures, n'augmentent pas. Les nouveaux manuels sont tout simplement de nouvelles dépenses pour les familles, particulièrement lourdes pour les moins favorisées d'entre elles.
Le Parti socialiste demande au gouvernement d'assumer ses responsabilités dans le désordre qu'il a créé. L'Etat doit prendre sa part de manière urgente et de financer le surcoût entrainé par les décisions inconséquentes du ministère. La gratuité des manuels scolaire doit être garantie. Encore une fois ce Gouvernement fait la démonstration de son incompétence et son peu de respect des citoyens et de notre jeunesse qui devrait être au coeur de l'action publique pour préparer l'avenir.
Parti socialiste et section d'Alfortville |